Actuellement, un mois après la signature d'un mémorandum d'entente (MOU) de cessez-le-feu, les affrontements armés entre les États-Unis et l'Iran s'intensifient, ravivant les craintes d'une reprise de la guerre totale. Contredisant l'intention de la « déclaration de cessation permanente » du MOU, les deux parties échangent attaques et représailles depuis sept jours et risquent de sombrer dans un cycle vicieux d'« escalade incontrôlable ».
Le 17 juillet (heure locale), les États-Unis ont mené une septième série de raids aériens nocturnes contre les infrastructures logistiques militaires iraniennes (ponts, chemins de fer, routes, etc.) près du détroit d'Ormuz. Parallèlement, l'armée américaine a déployé 2 000 soldats du 11e régiment d'expédition des Marines en eaux iraniennes et a avancé des chasseurs des bases européennes vers le Moyen-Orient, intensifiant l'offensive. En réponse, l'Iran a contre-attaqué en visant les bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, alliés américains du Golfe, ainsi que les centrales électriques et les usines de dessalement. De plus, l'Iran a étendu son champ de représailles pour inclure le Qatar, médiateur, ainsi qu'Oman, l'Irak et la Jordanie, propagant ainsi la crise.
Les experts militaires analysent cette intensification des affrontements armés entre les deux parties comme un « geste de pression » visant à assurer un avantage en négociation. L'action américaine est interprétée comme une tentative de neutraliser le contrôle de l'Iran dans le détroit d'Ormuz, tandis que celle de l'Iran, en attaquant les alliés américains du Golfe et en menaçant les pays médiateurs, révèle une intention stratégique de déstabiliser les prix du pétrole mondial.
Cependant, une escalade vers une guerre totale représente un fardeau considérable pour les deux parties. Pour les États-Unis, les dégâts économiques sont inévitables, tandis que l'Iran fait face à un dilemme : il doit supporter les ressources massives nécessaires à la reconstruction d'après-guerre et le mécontentement populaire. En effet, les prix du pétrole international ont déjà augmenté de plus de 10 % cette semaine, allumant un feu rouge pour l'économie mondiale. Le président Donald Trump a mentionné le 12 juillet que les deux parties s'étaient rapprochées d'un accord avant qu'il ne s'effondre, révélant l'intention de maximiser le pouvoir de négociation par le biais d'affrontements limités. Alors que la moitié environ de la période de cessez-le-feu supplémentaire de 60 jours s'est écoulée, la bataille nerveuse entre les deux parties est plus aiguë que jamais.