La Commission coréenne du Commerce équitable (FTC) a pris des mesures contre NexQube Corporation, qui a contourné de manière subtile l'obligation d'obtenir le consentement de 50% ou plus des franchisés et a répercuté les frais publicitaires. Il s'agit du premier cas de sanction depuis l'introduction du « système d'accord préalable sur la publicité » en janvier 2022, ce qui constitue une mesure importante pour sonner l'alarme sur les pratiques unilatérales de transfert de coûts par les sièges sociaux des franchisés.
NexQube Corporation, qui exploite le service éducatif « EduPlex » et autres, a répercuté une partie des frais publicitaires aux franchisés de novembre 2022 à avril 2023 sans satisfaire aux exigences de consentement de 50% ou plus des franchisés conformément à la loi sur les franchises. En particulier, leur « stratagème » a été révélé dans une enquête menée en octobre 2022. NexQube Corporation a présenté deux options pour l'introduction d'un « système de partage des frais publicitaires proportionnel à la performance ». Ce système impliquait de répartir les frais publicitaires en proportion du rendement, par exemple 110 000 won par nouvel étudiant inscrit et 220 000 won par nouvel étudiant inscrit par le biais de la publicité du siège social. Cependant, les résultats de l'enquête ont montré que les deux options proposées n'ont obtenu que 47,0% et 11,4% d'approbation respectivement. Malgré le fait que cela était bien en deçà de l'exigence légale de 50%, le siège social a utilisé un subterfuge en additionnant arbitrairement les votes en faveur des deux options, calculant que le taux d'approbation dépassait 50%.
Ce n'était pas tout. NexQube Corporation n'a pas fourni aux franchisés des informations essentielles relatives aux coûts, telles que le montant des frais par type de publicité et le montant total que les franchisés devaient supporter. Les franchisés ont dû partager les frais publicitaires sans informations claires sur le montant, le type de publicité et la manière dont ils les supportaient.
La FTC a jugé qu'il s'agissait d'une violation claire de la loi sur les franchises, mais a décidé d'émettre uniquement un ordre de correction sans imposer d'amende administrative. La FTC a déclaré qu'elle avait pris en compte le fait que l'acte répréhensible n'était pas intentionnel, qu'il était difficile de considérer que le siège social avait obtenu un gain illégitime, et que le taux de partage des frais publicitaires des franchisés avait progressivement baissé. Le fait qu'une amende administrative n'ait pas été imposée malgré la violation de la loi, seul un ordre de correction a été émis, laisse place à la controverse sur le niveau de sanction pour les cas similaires futurs.