Espoir d'une reprise du taux de fécondité à 0,9 enfant par femme - premiers signes d'un rebond après 7 ans

음영태 Journaliste

Les attentes grandissent selon lesquelles le taux de fécondité global de cette année pourrait revenir à 0,9 pour la première fois en sept ans.

Bien que le nombre de naissances et le nombre de mariages continuent d'augmenter, marquant un tournant dans la tendance à la baisse de la natalité, des analystes soulignent qu'il faudra considérablement de temps pour améliorer la structure démographique en raison des effets cumulés de long terme de la diminution de la population et du vieillissement.

▲ Les attentes d'une reprise du taux de fécondité s'accroissent

Selon le portail statistique national (KOSIS) et les tendances démographiques du 2 de ce mois, le taux de fécondité global du premier trimestre de cette année s'est établi à 0,95 enfant, celui d'avril à 0,93 enfant et celui de mai à 0,85 enfant. Comme le taux de fécondité global suit généralement une tendance plus élevée au premier semestre et plus faible au second semestre, il est suggéré que si la tendance actuelle se poursuit, le taux de fécondité global annuel pourrait dépasser 0,9.

Si le taux de fécondité global de cette année s'établit à 0,9 ou plus, ce sera une reprise pour la première fois en sept ans depuis 0,92 en 2019. Le taux de fécondité global de la Corée a diminué régulièrement, passant de 1,48 en 2000, tombant pour la première fois en dessous de 1 en 2018, et atteignant un creux record de 0,72 en 2023. Depuis, il a continué à remonter pendant deux années consécutives, passant à 0,75 en 2024 et à 0,80 en 2025.

출산
Natalité [Fourni par Yonhapnews]

▲ L'augmentation des mariages et la croissance de la population dans la trentaine mènent la reprise

La reprise du taux de fécondité est analysée comme résultant d'une combinaison d'une augmentation de la population dans la trentaine, d'une expansion du nombre de mariages, et de changements dans les perceptions concernant le mariage et la procréation.

Le nombre cumulé de naissances de janvier à mai de cette année s'est élevé à 122 694 enfants, en augmentation de 15,2% par rapport à la même période l'année précédente. C'est le plus grand nombre depuis 2019, et le taux d'augmentation représente également le plus haut niveau depuis la création des statistiques connexes.

Si cette tendance se poursuit, le nombre annuel de naissances de cette année pourrait dépasser les 254 457 de l'année précédente et s'étendre de la fin des 200 000 à un maximum d'environ 300 000.

▲ L'impact cumulé de la baisse de la natalité reste grave

Cependant, certains soulignent que le simple rebond du taux de fécondité récent est insuffisant pour inverser les changements structuraux démographiques déjà en cours.

Selon les statistiques démographiques du recensement d'enregistrement, la population jeune (0-14 ans) au 2025 s'élève à 5 224 936 personnes, en baisse de 24,9% par rapport à 2015. Au cours de la dernière décennie, la population jeune a continué à diminuer de 2 à 4% par an, réduisant considérablement la base démographique.

En revanche, pendant la même période, la population âgée de 65 ans et plus a augmenté de 6 617 378 à 10 722 557, soit une augmentation de 62,0%, dépassant pour la première fois les 10 millions. En particulier, la population des plus de 85 ans a plus que doublé, passant de 525 723 à 1 148 525, ce qui indique une accélération de la vitesse du vieillissement.

▲ Consolidation d'une structure démographique en pyramide inversée

Le phénomène du vieillissement s'est manifesté clairement dans la composition démographique.

Sur la base de 2025, parmi la population totale de 51 817 499 personnes, la proportion de jeunes enfants ne s'élève qu'à 10,1%, tandis que la proportion de la population âgée représente 20,7%. Il en résulte que la structure démographique en pyramide inversée, où la proportion de personnes âgées est plus de deux fois supérieure à celle des jeunes, se consolide.

Le Bureau du budget et des politiques de l'Assemblée nationale a également évalué qu'en avril de cette année, le taux de la population jeune selon le registre résidentiel a baissé de 10,5% l'année dernière à 10,1%, tandis que le taux de la population âgée a augmenté de 20,4% à 21,7%, ce qui indique que la Corée est entrée pleinement dans une société hyper-âgée.

▲ Au-delà du rebond du taux de fécondité, des réformes structurelles sont nécessaires

Les experts analysent que si le rebond du taux de fécondité est un signal positif, une simple reprise temporaire sera insuffisante pour résoudre les problèmes de baisse de la natalité et de vieillissement.

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a également souligné dans son dernier rapport économique sur la Corée la nécessité de réformes pour résoudre les problèmes structurels tels que la baisse de la natalité, le vieillissement et les disparités économiques régionales. Elle a recommandé que les efforts de soutien budgétaire pour la reprise de la demande intérieure s'accompagnent de mesures pour assurer la viabilité budgétaire à moyen et long terme face au vieillissement.

Il est suggéré que si la tendance à la reprise du taux de fécondité se poursuit, elle pourrait ralentir quelque peu la vitesse de la diminution de la population, mais que pour atténuer la tendance au vieillissement déjà en cours, une stratégie démographique globale englobant non seulement les politiques de soutien à la natalité, mais aussi le marché du travail, les services sociaux et le développement équilibré des régions, est nécessaire.

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